Être belle-mère c’est …

Depuis plus d’un an et demi, je suis la belle-mère de deux magnifiques jumeaux ; Hugo et Olivier. Nous avons appris à nous aimer et à nous comprendre tous les trois et ce ne fut pas aussi rose que dans un conte de fées!

Au début, lorsque mon copain m’a présenté ses garçons, ils ont été très polis et respectueux. Jamais ils ne m’ont manqué de respect ou ont été insolents envers moi. Le problème n’était pas dans leurs réactions, mais plutôt dans le vide que je ressentais lorsque nous étions tous les quatre ensemble. J’ai rencontré Andrei en août 2016. En octobre nous étions officiellement un couple. Ce nouveau statut amenait aussi que j’allais rencontrer ses enfants et tranquillement devenir leur belle maman. J’étais nerveuse, très nerveuse de les rencontrer.

Pourquoi ? Parce que les belles-mères dans les histoires sont toujours les méchantes. Blanche-Neige et sa belle-mère, la Reine, qui envoie le chasseur la tuer et demande à celui-ci de lui ramener son cœur. Cendrillon et sa belle-mère, Lady Tremaine, qui lui fait faire les pires tâches de la maison malgré qu’elle soit dans sa propre demeure. Mère Gothel qui emprisonne sa « fille » dans une tour pour ne pas partager sa Raiponce. La Reine Narissa dans Enchanted, Dame Olga dans Ella Enchanted, Maleficent. Est-ce que j’ai besoin d’en rajouter ?…

Pendant plusieurs mois je n’existais pas vraiment aux yeux des jumeaux. Lorsqu’il était temps de les attacher dans l’auto, de prendre la main pour traverser la rue, d’attacher un manteau, de choisir une place à s’assoir, je n’étais pas choisie. Ces comme si je n’étais pas là. C’était pire que tout, j’étais un fantôme. En plus, comme si la charge n’était pas assez lourde à porter, j’étais en dépression post-traumatique due au décès de Marc-Antoine. Il y a même quelques fois où j’ai envié leurs places dans le cœur de mon amoureux. Mais je n’avais tellement pas compris comment l’amour fonctionnait. Personne ne prenait la place de personne. Nous avions chacun un tiroir dans la commode de son cœur. Je ne pouvais pas en vouloir aux garçons. Ils réagissaient normalement en se protégeant et en fermant leur cœur. Une séparation était bien assez et j’aurais sûrement fait la même chose.

Je ne pouvais rien faire de mieux qu’être moi. J’ai commencé à essayer de m’intéresser à leurs petites passions. Que ce soit la chasse aux trésors, roches, fossiles, insectes d’Hugo ou de rires aux blagues d’Olivier. J’ai mis dix-huit mois à essayer de comprendre ces petites boules d’amour (et j’ai encore beaucoup de travail à faire). Il y a des soirs où je pleurais, beaucoup, de me sentir comme la roue de secours d’une vie de famille que je ne connaîtrais sûrement pas autrement.

Puis, sans m’en rendre compte, mes boulettes venaient me coller spontanément. Ils ont commencé à se chamailler pour savoir qui aurait le droit de me brosser les cheveux. Ils venaient me réveiller le matin pour me dire « Papa à fait des crêpes » sans que « papa » ne leur ait dit de venir me voir. Lorsque j’avais mal au ventre, Hugo avait compris que le sac magique me faisait du bien. Tout naturellement il est venu me le porter dans la chambre « tiens ça va te guérir ». Les matins au lieu de venir me réveiller comme demandé, ils viennent me coller sous les draps. Le temps est loin où ils retiraient ma main lorsque je voulais les caresser.

J’ai maintenant les deux mains pleines lorsque nous sortons en famille. Je suis officiellement devenue la belle-mère la plus cool quand je leur ai rapporté un taon que j’avais attrapé pour eux. Hugo a commencé à me donner des legos, de Star Wars en plus, parce qu’il a compris que j’adorais ces deux choses « comme ça tu vas penser à moi quand tu vas le voir. Olivier m’a commandé un pantalon avec » une jambe bleu et une jambe jaune, « mais tu n’as pas le droit de changer les poches en arrière, ça doit être toute la même couleur ». Ils savent quand je ne suis pas contente, ils savent quand je suis triste, je ne peux plus leur cacher mes larmes.

Il faut dire qu’Andrei a réussi, sans que je m’en rende compte à me trouver une place dans leurs petites vies et dans notre vie de famille.

Jamais je n’aurais cru qu’ils deviendraient aussi attachés, aussi rapidement. Ils ont appris les choses que j’aimais. Hugo me cueille toujours de fleurs, parce que j’en porte toujours sur mes vêtements. Olivier veut s’acheter une STI bleu racing parce que c’est ma voiture préférée. Ce sont des amours. Je ne pourrais plus me passer de leur humour et de leurs rires. Ne grandissez pas trop vite mes boulettes !

Marjorie

 

 

Ps: Le jumpsuit est une de mes créations estivales, je prends les commandes Contactez-moi

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4 commentaires sur “Être belle-mère c’est …

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  1. Tu es une belle-maman exceptionnelle moi et les enfants t’aimons d’un amour jusqu’à la galaxie pour reprendre leur paroles. Dire qu’à l’automne de nos vis tes petites boulettes c’est eu qui vont te trimbaler partout xxx

    Aimé par 1 personne

  2. Belle Marjorie,
    Je suis aussi « belle-mère » de deux magnifiques personnes et ce, depuis 20 ans. Aujourd’hui, âgée de 28 et 32 ans.

    Oui, être belle-mère demande BEAUCOUP de patience, d’écoute et d’amour. Mais une fois qu’ils nous font confiances, qu’ils ont compris que nous ne voulons que les aimer et non remplacer leur maman à eux, ô combien il est bon de les serrer dans nos bras et leur dire qu’on les aime gros comme l’Univers.

    Je les considère comme mes enfants « par alliance » comme j’aime leur dire et surtout, pour faire rire. Marie-Michelle (âgée de 28 ans) m’a dit un jour « je suis ta deuxième fille ». Je peux te confirmer que j’ai eu le cœur emplie de bonheur.

    Je suis également maman d’une extraordinaire fille, Gaëlle, aujourd’hui âgée de 26 ans. Nous sommes très proches et partageons tellement de choses ensemble. Je suis choyée.

    Marjorie, une magnifique histoire d’amour a débuté avec tes boulettes. Tu vivras exactement la même chose que vis une VRAIE maman. Tout simplement parce que c’est le même amour que l’on ressens.

    Je te souhaite de magnifiques bisous collés, des câlins à n’en plus finir et plein d’histoires rigolotes.

    Le meilleur est en devenir.
    Bisous
    Danielle

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